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Alliance Comptoir Emploi pour Au Volant est lauréate de l’appel à Projet de la CFPPA de l’Aude et accompagnera en 2018 nos seniors sur l’ensemble du département sur des actions de sensibilisation à la sécurité routière et favorisant le maintien l’autonomie de nos seniors.

Les difficultés qu’ont certaines personnes, notamment les plus jeunes et les plus fragiles, à se déplacer constituent un frein majeur dans l’accès à l’emploi. Près d’un Français sur quatre déclare ainsi avoir déjà renoncé à un travail ou à une formation faute de moyen pour se déplacer, selon une enquête du Laboratoire de la mobilité inclusive publiée ce 18 janvier. Ce taux monte à 46% chez les jeunes et à 54% chez les personnes les plus fragiles socialement, c’est à dire celles vivant dans un foyer avec moins de 1.000 euros par mois. Un Français sur cinq avoue également ne pas s’être rendu à un entretien d’embauche ou un entretien Pôle Emploi en l’absence de moyens pour y parvenir.

Ainsi, 40% des Français (74% chez ceux en zone rurale) estiment ne pas disposer d’un accès facile et rapide au réseau de transport local (métro, bus, train régionaux…). Or, d’après l’Insee, 15% des actifs viennent travailler en transports en commun. La voiture, qui permet à 70% des actifs de se rendre sur leur lieu de travail, est ainsi encore une nécessité absolue dans bien des cas, notamment en zone périurbaine et rurale. Or, “le permis de conduire en France est trop cher, trop long à obtenir et trop difficile notamment pour les jeunes les plus en difficulté sur le plan scolaire. Le permis devient alors une véritable épreuve pour eux. Ils sont alors tellement occupés à l’obtenir qu’ils s’éloignent du marché du travail”, décrit Yannick L’Horty, professeur à l’université Paris-Est et directeur de la fédération de recherche “Travail, emploi et politiques publiques” du CNRS.

Aides financières et matérielles

Pour les aider, plusieurs dispositifs existent néanmoins afin de financer le passage du permis et l’achat d’un véhicule ou encore pour les accompagner dans l’apprentissage du code de la route. En 2008-2009, un plan « 10.000 permis pour réussir » avait notamment été lancé par le Fonds d’expérimentation de la jeunesse (FEJ). Mais les résultats restent peu probants. « Deux ans après l’expérimentation, un jeune sur trois avait raté le code, un sur deux avait échoué au test pratique et deux sur trois n’avaient pas de voiture. Avec un budget de 10 millions d’euros pour 10.000 jeunes, 1.400 permis de conduire ont été délivrés, soit un coût de 7.150 euros par permis, près de cinq fois plus que le prix normal », écrit Yannick L’Horty, chargé d’un travail de restitution et d’évaluation par le FEJ et bientôt publié. Selon le chercheur, l’une des solutions pour améliorer le dispositif pourrait être la création d’un permis de conduire plus facile à obtenir qui prendrait la forme d’un permis probatoire de 6 points valable uniquement quelques années.

D’autres expérimentations récentes pour développer une approche plus globale des problèmes de mobilité des jeunes ont également été menées sous la houlette du FEJ. “La question de la mobilité est aujourd’hui prise en compte de manière partielle, uniquement sur le prisme financier et matériel. Mais au delà du pouvoir bouger, le savoir bouger est important”, pointe Marion Drouault, responsable de projet au sein de l’Agence nationale des solidarités actives (ANSA), chargé du suivi et de la coordination des 16 projets retenus dans le cadre de l’appel à projets “Mobilité et accompagnement vers l’emploi des jeunes” du FEJ.

Les projets, répartis dans toute la France, se sont ainsi attachés à lever les freins psychologiques qui entourent les déplacements chez les jeunes. Une approche nouvelle qui a permis aux acteurs de l’insertion et de la mobilité de travailler conjointement. “Pour certaines personnes vivant dans des zones rurales, aller à la ville, prendre les transports en commun, peut être source de stress, raconte Marion Drouault. Ce n’est pas seulement une question de permis, de voiture mais d’éducation et d’accompagnement à la mobilité.” L’idée étant de prendre la mobilité comme point d’entrée pour aider les jeunes dans leur recherche d’emploi ou de formation.

Parmi les actions menées, on peut citer la mise en place de diagnostics approfondis sur les problèmes de mobilité des jeunes (Êtes-vous déjà allé dans une autre ville? Quels moyens de transports utilisez-vous?…), des mises en situation pour apprendre à se repérer dans une ville, utiliser les transports en commun, le train, le covoiturage, les applications de guidage sur Internet ou simplement de l’accompagnement sur le premier déplacement pour se rendre sur un lieu de formation ou de travail.

Pour une véritable politique publique de la mobilité

Un travail de longue haleine pour les travailleurs sociaux mais jugé a priori plus qualitatif et surtout complémentaire. “Lorsqu’on aide le jeune à avoir son permis et une voiture, on ne sait finalement pas s’il l’utilisera car il faudra payer ensuite l’essence, l’assurance, etc…C’est sûr que c’est difficile de comparer et nous attendons l’évaluation mais l’idée ici est de créer un déclic psychologique chez le jeune”.

En attendant le résultat de ces 16 projets, cette expérimentation a permis de montrer les limites des politiques de transports d’un côté et d’insertion de l’autre pour traiter le problème de la mobilité comme frein dans l’accès à l’emploi. “Ce qui ressort c’est la nécessité de reconnaître les enjeux de la mobilité dite inclusive et d’en faire une véritable politique publique”. Les associations militent ainsi pour un droit à la mobilité et la création de plateformes de mobilité chargées de coordonner sur un territoire donné les actions en faveur de la mobilité mais également de réunir les financements. Des cours à l’école pourraient également être inscrits au programme de l’Education Nationale.

D’après l’enquête du LMI, 59% des Français estiment que les questions de mobilité doivent être un « enjeu important » pour les pouvoirs publics et 20% souhaitent qu’il soit « prioritaire ».

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Par  Laure-Emmanuelle HUSSON le 18.01.2017 – Challenges

La Mission Locale du Bassin Carcassonnais (MLI BC), présidée par Daniel ICHE et l’Auto-école d’insertion sociale AuVolant, représentée par Franck Davrinche, ont signé ce mardi 1er juillet la Convention Garantie Jeunes.

Le dispositif de Garantie Jeunes, dédié aux 18-25 ans sans emploi ni formation et institué à titre expérimental jusqu’au 31 décembre 2015, se donne pour objectif d’accompagner les jeunes en situation de précarité vers l’emploi.

Comme le souligne Fanette Jouclard, conseillère du dispositif,” l’absence de moyen de transport est un frein considérable à l’obtention d’un emploi pour de nombreux jeunes”.

C’est à partir de ce constat, et pour donner de meilleures chances aux jeunes les plus motivés, qu’une collaboration active avec l’auto-école AuVolant a été décidée.

À l’image de la jeune Ana-Rita, qui a passé son code le 27 juin dernier avec succès, une cinquantaine de bénéficiaires de l’aide Garantie Jeune pourront être sélectionnés pour passer le code de la route au sein de l’auto-école.

L’accompagnement spécial de AuVolant pour les jeunes en difficultés d’apprentissage leur permettra alors de passer le code à prix réduit (200 euros).

C’est aussi avec le suivi de l’auto-école en mathématiques et en français, et avec l’aide d’intervenants de la sécurité routière, que les jeunes sélectionnés seront dirigés non seulement vers l’insertion professionnelle mais aussi vers une conduite responsable.

Cette convention pour l’instant effective pour l’année 2014 seule pourra être revue annuellement en fonction de l’évolution du dispositif Garantie Jeunes.

La Dépêche du Midi

En savoir plus sur http://www.ladepeche.fr/article/2014/07/02/1910899-auvolant-permis-pour-l-insertion-sociale.html#Jzjs1jKSxwOZOIld.99

Avec des subventions du fonds d’aide sociale de l’Union européenne, une enveloppe, de 180 000,00 €, redistribuée par la Région, la Mission locale du bassin Carcassonnais va mettre en place un programme d’initiative pour l’emploi des jeunes sur une année.

Au total, ce ne sont pas moins d’une centaine de jeunes de moins de 26 ans qui sont sortis de tous les circuits : emploi, formation, scolaire… qui seront concernés.

Un programme «IEJ (initiative pour l’emploi des jeunes) d’une durée d’un an particulièrement musclé puisque composé de nombreux ateliers qui seront adaptés aux différents groupes.

Hier, à la Mission locale, les différents partenaires et la Mission locale ont signé la convention qui va les engager.

«Ce programme s’est construit à partir d’une réalité territoriale, un programme qui ne vient d’en haut mais du terrain», souligne Serge Esteban le directeur de la Mission locale.

«des jeunes en errance»

Daniel Iché, le président de la Mission locale, a décliné la stratégie : «L’objectif est de limiter le temps d’errance des jeunes, de leur proposer une offre de bonne qualité portant sur un emploi, un complément de formation, un apprentissage ou un stage après leur sortie de l’enseignement formel ou la perte de leur emploi».

L’accompagnement sera renforcé avec des ateliers de remise en confiance, d’évolution des aptitudes, de bilans de maîtrise des savoirs faire … avec de nombreux entretiens qui ponctueront régulièrement le suivi des jeunes.

Des périodes d’immersion en milieu professionnel seront également programmées.

Le premier travail de cette opération d’envergure sera avant tout de repérer ces jeunes en situation d’échec et qui ont souvent perdu toute confiance en eux.

Copyright: La depêche du Midi.13/01/2015.

Justine Maniez et Erahmaoui Ben Saad sont les 70èmes lauréats du permis de conduire de l’auto-école d’insertion sociale Alliance comptoir emploi.

Sans permis de conduire, l’accès à l’emploi est freiné. En particulier pour les publics en difficultés sociales ou économiques. Hier, l’association Alliance comptoir emploi (ACE) a délivré le permis de conduire à leurs 70èmes (ex æquo) lauréats, Justine Maniez et Erahmaoui Ben Saad.

«Je suis infographiste, explique Justine. Je me suis inscrite en juillet. J’ai eu des horaires adaptés et le stage intensif de trois semaines a été bénéfique, j’ai eu mon permis du premier coup». À 27 ans, Justine a créé son autoentreprise. Sans permis, son quotidien professionnel aurait été moins facile.

À 31 ans, Erahmaoui, lui, avait du boulot. A la régie de quartiers, puis à la FAOL, mais pas de permis. «Au début, se souvient-il, j’avais des difficultés avec la langue». L’ACE l’a non seulement accompagné dans des séances de code et de conduite «quasi sur mesure», commente David Gibergues, le président de la Fédération des associations de la route pour l’éducation, mais plus largement dans un projet d’insertion.

70 % obtiennent le permis et un emploi

«Le but n’est pas d’obtenir le permis de conduire mais d’obtenir un emploi à un public qui a perdu pied, précise d’ailleurs Christine Hoegeli, la présidente de l’ACE. Ils paient une partie de leur permis de conduire, en fonction de leurs ressources, et nous essayons de les aider à voler de leurs propres ailes».

Le taux de «sorties positives» de l’auto-école d’insertion, c’est-à-dire de sorties avec le permis et un emploi est de 70 %.

«Ce sont les premiers pas vers l’autonomie. On sait que l’accès à l’emploi est lié à la mobilité, rappelle Daniel Iché, le président de la Mission locale d’insertion. A minima, il faut avoir le permis de conduire, ensuite avoir un véhicule». Conditions devenues la plupart du temps sine qua non pour obtenir un emploi.

La Depêche du Midi 15/01/2015.

L’association Alliance Comptoir Emploi porte depuis 2010, avec le soutien du conseil départemental, l’auto-école d’insertion sociale Au Volant.

Le but de cette auto-école est d’accompagner les publics présentant des difficultés cognitives et/ou sociales, qui nécessitent un accompagnement et un suivi personnalisé, à la préparation et à l’obtention du permis de conduire par une pédagogie et un enseignement adaptés favorisant la reprise de confiance en soi, l’acquisition des compétences et savoirs inhérents à l’insertion sociale et professionnelle. Depuis 2010, Au Volant a ainsi accompagné plus de 140 personnes (uniquement sur prescription, afin de ne pas être concurrente des auto-écoles du secteur marchand) à la réussite des épreuves du permis de conduire avec un taux de sorties positives (retour à l’emploi ou à la formation) de plus de 60 %.

En 2015, le conseil d’administration de l’association a rencontré les différents partenaires du territoire Lauragais audois dont les élus des communes de Castelnaudary et Bram et ceux des communautés de communes de la région de Castelnaudary, Ouest audois et Piège-Lauragais-Malepère.

Depuis mai 2016, avec les soutiens financier et technique de ces collectivités et du conseil départemental, l’action Au Volant a essaimé sur le territoire lauragais.

À Bram, la première phase de déploiement des actions a été présentée à André Viola, président de la communauté de communes, et Claudie Méjean, maire.

Elle se concrétise par la présence d’Au Volant, tous les jeudis et vendredis, de 13 heures à 17 heures, à l’espace jeunesse (parking du collège) depuis le 15 septembre.

«Le souhait de l’association est d’aider à développer des solutions de mobilité : permis B, permis BEA, permis AM, vélo, covoiturage, informations et conseils en mobilité, utilisation des transports existants» disaient les porteurs de ce projet en précisant que : «Pour cette première année, l’action concerne les bénéficiaires du RSA, les jeunes relevant de l’ASE, mais aussi les salariés des chantiers d’insertion».

La Dépêche du Midi

En savoir plus sur   http://www.ladepeche.fr/article/2016/09/23/2424746-une-auto-ecole-d-insertion-sociale.html#AgsK7LXf6ZDDWptH.99

Le Markethon de l’emploi va connaître sa troisième édition dans notre ville. Une manifestation qui s’adresse aux demandeurs d’emploi, quelle que soit leur situation.

Ils devront s’inscrire ce lundi 10, de 9 heures à midi et de 14 heures à 18 heures et mardi 11, de 9 heures à 12 heures, salle Marfan, dans les jardins de la mairie.

Le Markethon, c’est une action solidaire, au cours de laquelle les participants, en équipe, prospectent une zone géographique, à la recherche d’emplois cachés, inconnus de Pôle Emploi.

«Encore une fois, on a pu constater une grande solidarité entre les organismes de formation, d’insertion, qu’ils soient institutionnels ou associatifs.

Il faut saluer également un gros travail de Pôle Emploi qui a contacté tous les artisans, commerçant, les professions libérales, tous les secteurs d’activité pour leur annoncer la venue des équipes de prospecteurs ce mercredi 13 octobre», explique Nicole Cathala, adjointe en charge, entre autres, de l’emploi. L’élu pointe «une cohésion remarquable».

Le Comider (comité pour le développement de l’économie régionale) et Agir, organisateurs de l’événement, s’appuient ici sur des partenaires locaux : Pôle Emploi, mission locale, lieu ressource et insertion, le centre de formation professionnelle du midi, le centre de formation professionnelle agricole, Herick et Caye formation, Emploi et Partage.

A ces partenaires habituels, s’ajoutent cette année, la Roue qui tourne qui met à disposition des demandeurs d’emploi des deux-roues et l’association Au volant qui, elle, proposera un véhicule électrique avec chauffeur pour la journée.

Pôle Emploi a divisé en quatorze secteurs une zone géographique comprenant la ville et les villages environnants.

Mercredi, à la Halle aux grains, les participants, répartis en équipes de quatre, seront lâchés sur le terrain jusqu’à 15 heures.

Les propositions d’emplois qu’ils ramèneront seront collectées et affichés.

Les participants au Markethon auront la primeur et l’exclusivité de toutes celles qui auront été répertoriées dans le département (Narbonne, Carcassonne, Limoux), et ce pendant deux semaines.

Celles sans candidat seront ensuite mises en ligne sur le site de Pôle Emploi.

À noter que l’an dernier, ce sont trente-huit propositions d’emploi qui ont été recensées à l’issue de cette journée dans notre ville.

 

Gladys Kichkoff

En savoir plus sur http://www.ladepeche.fr/article/2016/10/10/2436035-markethon-c-est-la-course-aux-emplois-caches.html#VA9x0frzCoQMOKjH.99